Escouade
de Contre Terrorisme et de Libération d'otages
(ECTLO)

© SIRPA Marine
- Structure:
Ancien
GCMC ( Groupe de combat en Milieu Clos ) renommé avec
le plan "Commando 2001" ECTLO, ce groupe fait parti
de la marine nationale, plus précisément du côté des commandos-marine, les fameux bérets verts. C'est en 1994
que cette unité antiterroriste maritime a été mise
en place pour lutter contre les nouvelles formes d'attaques maritimes,
de traffic de drogue ou alors de piraterie.
Avec le groupe B du commando Hubert c'est la branche antiterrorisme maritime des Commandos-Marine.
C'est aussi l'héritier de l'ELIS (Elément Léger d'Intervention
Spéciale).
Aujourd'hui
l'ECTLO compte 30 hommes réparti dans dans deux groupes de 15 militaires. L'un de ses groupes est rattaché sous le commandement du Commando Jaubert, l'autre de Trepel..

Prenons pour exemple le Commando Trepel (c'est la même chose pour Jaubert) Il y au total 5 groupes ( 4 groupes à 20 et un groupe 15), comprenant chacun 1 groupe commandement, 3 groupes assauts dit "classique" et 1 groupe specialise CT (contre terrorisme, qu'on appel ECTLO.
Même intégré à Jaubert ou Trépel les ECLOT exercent en total autonoomie au niveau missions et entraînements.
" Nous travaillons en collaboration avec le B de hubert, et faisons chaques années des exercices en commun avec le GIGN, RAID, GSPR (pour les qualifs protection rapprochées) et bien sûr d'autres unites de Contre Terrorisme étrangères.
Chaques hommes du groupe à une spécilisation en plus de la qualif CT soit transmission, démolition, effraction, déminage, plongeur, TAP (nous sommes tous chuteur ops), renseignements, etc... "
- La Génèse:
A
l'époque l'organisme qui format l'unité s'appelait
COFUSCO de nos jours FORFUSCO, voulait mettre en place une unité capable
d'intervenir contre des bâtiments maritimes en pleine mer.
L'idée fut lancer et une sorte de GIGN des mers était
né.
Le
groupe dès sa création attira de nombreux postulants
désirant intégrer un groupe solide et engagé sur
des missions à risque. La sélection des membres
fût délicate car il fallait trouver des hommes motivés
et solides mentalement et physiquement parmi tous les régiments
de l'armée française.
Les épreuves
durèrent près d'une semaine nuit et jour sans relâche,
les épreuves s'enchaînèrent, les parcours
d'escalades puis de parcours de stress et pour terminer des courses
de rapidité ou d'endurance pour pousser les organismes
au maximum.
Au
final et à l'époque, seul 16 éléments
réussirent tous les tests et formèrent les bases
du groupe, pour les diriger un commandant. Le groupe pour plus
d'efficacité fut, divisé en deux parties de huit
membres. Chaque homme avait à peu prêt 30 ans.

Un
groupe leur était similaire, le groupe B du commando Hubert
et c'est pour cela que dès ça création les
deux groupes tissèrent des liens très fort et firent
de nombreux entraînements en communs.
Mais l'ECTLO s'exerce aussi avec l'unité de gendarmerie du GIGN qui l'aide
a s'amélioré dans les progressions dans les couloirs et de leur
côté l' ECMC peut aider le GIGN pour les assauts nautiques.
Le
terme CTM désignant Contre Terrorisme Maritime est la
mission principale de l'ECMC. Ce groupe peut arraisonner un bâtiment
pour l'inspecter et chercher des individus ou des objets dangereux.
L'ECTLO possède donc une grande maîtrise dans l'assaut
nautique une tâche difficile vue le poids élevé de
leur matériel ( gilet par balle, bouclier, armes sans
oublié l'équipement) et la délicatesse des
arraisonnements ou il faut monter sur le navire via des échelles
de corde.
- Matériel
du Groupe:
Pour
arriver rapidement sur l'objectif d'intervention le groupe utilise
des embarcations rapides du type Hurricane ou Zodiac. Il peut
y avoir monté sur l'avant un mitrailleuse 7.62 ou 12.7
pour la couverture en approche là ou il sont le plus vulnérable.
Bien
entendu, vu la taille des couloirs durant l'intervention, le
groupe ne peut pas toujours emporter de matériel lourd
et le plus souvent la rapidité et la cohésion son à la
base de la réussite de la mission.
Depuis
sa création en 1994 l'ECTLO et grâce notamment au
plan Commando 2001 a augmenter son effectif de 16 membres il
est passé à 82 hommes étant répartit
dans des groupes d'extraction en mer et d'assauts.
Comme
tout groupe l'ECTLO possède des H&K MP5, Sig Sauer
551 et 552 SWAT, Famas G2 et de nombreux pistolets automatiques
du type Glock 17, Sig Sauer P226 ou H&K USP...
Pour
une meilleure protection les membres ont à leur disposition
des casques kevlar avec visières blindées, et des
gilets de classe III. Pour certaines interventions les membres
de l'avant peuvent emporter des boucliers blindés collectifs
ou individuels.
Les
membres portent des gilets d'assaut à flottabilité positive,
ce qui permet en cas de chavirage de rester en surface sans couler.
- Une mission médiatique l'opération
"Winner"
L’arraisonnement
du Winner, navire battant pavillon cambodgien, par les commandos
de marine reste dans toutes les mémoires, notamment en
raison de la résistance opposée par l’équipage
de ce cargo suspecté de participer à un trafic
international de stupéfiants. On se souvient que les marins
du Winner avaient jeté par-dessus bord une partie de la
drogue transportée et qu’ils avaient mis en péril
par des manœuvres dangereuses la vie des hommes de l’aviso
de La Royale. Après l’arraisonnement du navire en
haute mer, l’équipage avait été consigné pendant
13 jours à bord du Winner pendant qu’il faisait
route, sous bonne escorte, vers les eaux territoriales françaises.
Remis à la
justice française, les marins avaient aussitôt demandé la
nullité de leur mise en examen du chef d’infractions à la
législation sur les stupéfiants. Ils soulevaient
le caractère illégal de l’arraisonnement
du Winner et contestaient leur détention à bord,
qualifiée par leurs conseils, d’arbitraire. La Chambre
d’instruction de la Cour d’appel de Rennes avait
rejeté cette demande et c’est contre cette décision
de rejet que 9 de ces marins se sont pourvus en cassation. Par
un arrêt du 15 janvier 2003, la chambre criminelle rejette
ces pourvois. La mise en examen de ces marins est donc maintenue.
L’arrêt est digne d’intérêt car il illustre
que la répression des infractions obéit, en haute mer, à des
dispositions spéciales. Plusieurs conventions internationales étaient
ainsi invoquées par le conseil du pourvoi : Convention de Montego Bay
sur le droit de la mer (1982), Convention de Vienne contre le trafic illicite
des stupéfiants et de substances psychotropes (1988) , loi du 15 juillet
1994, …sans oublier la Convention européenne de sauvegarde des
droits de l’homme systématiquement soulevée par les conseils
des parties propos des infractions les plus mineures comme les plus graves
...
Les
avocats des marins avaient d’abord relevé que le
navire battait pavillon Cambodgien et en déduisaient que
le Cambodge avait compétence plénière et
exclusive pour exercer la contrainte à bord pendant que
le Winner se trouvait en haute mer (art. 92 conv. Montego Bay).
C’était oublier que le Cambodge, « État
du pavillon, avait, expressément et sans restriction,
autorisé les autorités françaises à procéder à l’arraisonnement
du Winner ». Il s’était ainsi conformé à la
faculté qu'ont les États de coopérer à la
répression du trafic de stupéfiants (Art. 108 «Trafic
illicite de stupéfiants et de substances psychotropes » : « Tout État
qui a de sérieuses raisons de penser qu’un navire
battant son pavillon se livre au trafic illicite de stupéfiants
ou de substances psychotropes, peut demander la coopération
d’autres États pour mettre fin à ce trafic »).

© RAIDS
Sans doute, les conseils des marins mis en examen avaient-ils
contesté les conditions concrètes dans lesquelles
le Cambodge avait transmis son autorisation à l’ambassade
de France par un télégramme diplomatique, mais
le moyen était là aussi mal fondé.
Ensuite,
quant au déroulement des opérations, les mesures
de coercition elles-mêmes étaient contestées
au regard de la Convention de Vienne liant la France. La loi
du 15 juillet 1994 porte d’ailleurs adaptation du droit
interne aux exigences de la Convention. Pour la Chambre de l’instruction
de la Cour d’appel de Rennes, les hommes du commando de
marine avaient pris « les mesures appropriées à l’égard
des personnes qui se trouvent à bord » ( art. 17
4 c) de la Convention de Vienne). Si la Convention ne précise
pas quelles sont ces mesures, il n’y a rien de téméraire à affirmer
que « ce texte emporte pour le moins la possibilité pour
l’autorité maritime responsable de limiter si nécessaire,
la liberté d’aller et de venir de l’équipage
du navire arraisonné ». Sur ce point, l’analyse
de l’arrêt de la Chambre d’instruction n’est
pas non plus démentie par la Cour de cassation.

© RAIDS
L’argument,
sans doute très subsidiaire, tiré de l’article
5 § 3 de la Convention européenne de sauvegarde des
droits de l’homme, est lui aussi écarté par
la Chambre d’accusation de la Cour d’appel, sans
que la Cour de cassation n’ait à y revenir. Manifestement,
les Conventions de Vienne et de Montego Bay dérogent aux
règles de procédure pénale de droit commun, « règles
terrestres » voudrait-on ajouter. La consignation des marins
pendant 13 jours n’est pas une rétention illégale
et arbitraire, mais une mesure nécessaire en attendant
que le navire touche terre.