Toulouse prépare les armes du futur

Dans cette course à l'armement, Toulouse est en première ligne. Exemple: Paul Boyé, dont toute l'activité vient d'être récemment recentrée sur le site du Vernet (31). L'entreprise est aujourd'hui au coeur du projet de « Fantassin du futur » aux côtés de Thales et du Giat. Les grandes écoles toulousaines ne sont pas absentes de ce marché, à l'image de l'Ensica et de Supaero qui, pour le compte de la Direction générale de l'Armement, planchent sur les micro-drônes qui permettront au combattant de demain de survoler à distance les théâtres d'opérations. Parmi les acteurs majeurs de ce business de la guerre, le Giat, qui réalise 60 % des équipements électroniques du Leclerc depuis son site toulousain, ou encore Microturbo, spécialiste des moteurs de missiles et des turbines terrestres et marines.

Mais c'est encore dans le secteur aérospatial que le tissu industriel et les retombées économiques de la défense sont les plus fortes. De l'A 400M aux avions de combat de Dassault en passant par les satellites militaires, Toulouse occupe une place de leader dans le militaire. Pour autant, ce secteur, s'il constitue une alternative tangible à l'aéronautique civile, est encore loin de générer les mêmes volumes d'activité.

Globalement, si la filière midi-pyrénéenne de la défense est présente en termes de recherche-développement sur les grands projets d'avenir, l'industrie de production reste à la traîne. A cet égard, l'exemple de Paul Boyé demeure une exception, son site haut-garonnais alliant R&D et production. A l'inverse, c'est à Séville, où l'asemblage final de l'A 400M s'effectuera, que le programme créera le plus d'emplois. Reste que dans le contexte actuel, le pôle défense représente un vecteur de croissance réel pour l'économie régionale.

- L'Onera définit les lois de pilotage des porte-avions

C'est sur le site de l'Onera Toulouse qu'a été conçue la loi de pilotage du Charles-de-Gaulle, conçue pour stabiliser le porte-avions. L'organisme de recherche aérospatiale planche également, entre autres, sur les dispositifs aériens mettant en scène à la fois les avions de chasse avec pilotes et les systèmes de drones. Parmi les projets de l'Onera pilotés en région, on trouve d'ailleurs les drones à haute altitude et longue endurance. L'électromagnétisme et les radars constituent aussi l'un des champs d'action du site midi-pyrénéen.

- Giat Industries du char Leclerc à l'hélicoptère Tigre

30.000 équipements électroniques issus du centre toulousain de Giat Industries sont actuellement au service dans le monde sur de multiples équipements militaires. Le site réalise ainsi 50 % de l'électronique du char Leclerc. Il équipe en outre l'AMX 10 RC (véhicule à roues et canon), le VBCI, véhicule blindé de combat d'infanterie, les AUF 1 et 2 (artillerie, automoteurs sur châssis chenillé), mais aussi le César, un armement nouveau (canon de 155 mm sur un camion), sans oublier l'hélicoptère Tigre (contrôle commande de l'arme de 30 mm) ou le Rafale.

- Thales Avionics accroît sa présence sur le militaire

Thales Avionics a vu son implantation toulousaine s'accroître considérablement depuis deux ans, et passer de 60 à plus de 610 personnes aujourd'hui. 70 ingénieurs vont s'installer dans le courant de l'année au sein d'un département dédié aux systèmes de commandes de vol militaires. L'A400M, mais aussi l'Eurofighter (ci-contre) font partie des programmes militaires sur lesquels le groupe est présent.

- Microturbo présent sur les missiles et les chars

Microturbo, qui emploie 440 personnes à Blagnac, est spécialisé dans deux types de produits: les turboréacteurs de missiles (notamment ceux de nombreuses armées de l'Otan), mais aussi les groupes turbines marines ou encore terrestres, à l'image de celles que l'on trouve sur le char Leclerc.

- Paul Boyé habille le combattant du futur

Depuis déjà plus de cinq ans, Paul Boyé, travaille sur le concept de « Fantassin du futur ». Opérateur de premier plan du projet « Félin », l'entreprise planche notamment dans ses bureaux du Vernet sur l'intégration de l'électronique dans la tenue du combattant. Désormais, « au delà d'un acteur du secteur textile, nous nous positionnons comme une entreprise d'assemblage de matériaux souples », précise Jacques Boyé. Une niche qui concerne le militaire, mais aussi les domaines de la sécurité et de l'environnement. Aujourd'hui installée au Vernet,Paul Boyé a rassemblé ses unités de productions et sa R&D toulousaine.

- L'Ensica et Supaero créent les micro-drones du fantassin du futur

A l'Ensica, Guy Toulouse et Pascal Roches travaillent sur les micro-drones qui, demain équiperont le fantassin. Adaptés au combat urbain ou en rase campagne, d'une dimension maximale de 70 cm, ils pourront effectuer une mission d'un kilomètre, avec une caméra embarquée. Non loin de là, à Supaero, ce sont des engins plus petits encore (25 cm) qui font l'objet d'études.

- La filière spatiale essentielle au renseignement militaire

Avec la présence du centre spatial, principale implantation du Cnes, et des deux fabricants de satellites Astrium et Alcatel Space, Toulouse est largement présente dans le domaine de l'observation spatiale à des fins de sécurité et de défense. Ainsi, le programme de satellite Helios, auquel ont participé les trois acteurs cités précédemment: Helios II devrait être lancé en 2004.

- Minidrones, les gendarmes aussi

Le groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) affiche depuis quelques mois un regain d’intérêt pour la troisième dimension. Dernière illustration en date, la présentation discrète de quatre modèles de minidrones estampillés EADS sur un terrain de l’Eure à la mi-octobre, après avoir pris connaissance des réalisations d’autres sociétés.

Il fut une époque où les gendarmes avaient un faible pour les deltaplanes et autres ULM terrestres et marins. Signe des temps, la menace évolue et les moyens d’action aussi.

Toulouse prépare les armes du futur

Ce projet vise à améliorer les compétences du soldat sur le terrain en lui permettant de gérer et comprendre le milieu qui l'entoure ,grâce notamment à des visions différentes de la zone de conflit, ce ne seront plus seulement ses yeux qui lui permettront de voir mes des objectifs. Le système FELIN pourra ainsi améliorer les fonctions opérationnelles du fantassin : mobilité, agression, communication et observation, protection et survie, soutien.

Malgré toutes les composants électroniques le premier commandant est le soldat et surtout pas la machine. L'ordinateur intégré nn'est que là pour gérer les différents capteurs et ne sert que d'informateur pour le combattant.

. Malgré le volume de l'équipement, la combinaison devra allier:

- L'ergonomie et la facilité d'emploi
- La flexibilité et la modularité
- L'intégration des services et le partage des ressources
- L'adaptation au milieu urbain
- L'interopérabilité avec les autres systèmes en service
- La sûreté de fonctionnement et la sécurité
- L'évolutivité et la pérennité

C'est actuellement la production industrielle qui est lancée pour pouvoir commencer à équiper complètement des régiments en 2006. Pour ce système de grosses entreprises d'armements et d'électronique, comme Giat Industries, Thales ont copéré avec la DGA (direction générale de l'armement).

Le FELIN va permettre selon leurs créateurs de minimiser les pertes dans les combats urbains car ses dernières années la plupart des conflits se sont déroulés dans les zones péri-urbaines ou urbaines. La DGA réfléchit depuis 1986 à une amélioration des etnues du combattant. Grâce aux évolutions technologiques actuelles, les combattants seront dotés d'une visée décalée, ce qui leur permettra de faire des tirs en étant caché derrière un mur ou un arbre. Mais ceci peut aussi permet de visualiser une pièce avant d'y entrer ou voir si une zone est dégagée.

- Pack de survie

Le combattant devrait dans le futur disposé d'une combinaison très fine et des capteurs sur la peau qui seront capable de transmettre à un ordinateur un diagnostic du soldat en temps réel et ainsi des patchs pourront diffuser des médicaments sur peau et ses derniers seront absorbés par les pores de l'épiderme et ainsi le combattant pourra être soigner en quelques minutessans une intervention extérieure.

Le plus impressionnant est que ce diagnostic pourraêtre transmis à un poste médicale à plusieurs kilomètres de distance, ou se trouvera tout un dispositif médical qui analysera le problème, localisera par GPS le blessé et soit lui donnera des instructions pour se soigner ou se porter lui même les premiers soins; ou alors si la blessure est trop importante préparé un dispositif de récupération, les infirmiers pourront même à distance faire des radiographies!

- FAMAS FELIN

Un grand effort a été développé pour modifier le FAMAS et ainsi le couplé avec l'ordinateur emporté. Le nouveau FAMAS acceptera des viseurs holographiques, ce qui permettra au combattant de tirer en étant caché derrière un arbre ou un mur ainsi les fantassins pourront sécuriser une avenue sans s'exposer aux tirs ennemis et se cacher des snipers. Le problème est que le poids de l'arme lors du tir sera déplacé vers l'avant et demandera un nouvel entraînement pour les utilisateurs du FAMAS FELIN

- Le PAPOP

Le PAPOP est un système d’arme en cours de développement dans le cadre de l’étude FELIN qui vise à proposer au fantassin des années 2010 une “polyarme polyprojectiles” individuelle qui puisse augmenter la possibilité de mise hors de combat d’un ennemi dans toutes les conditions d’un affrontement et sur toutes cibles, masquées ou non, jusqu’à 600 mètres environ.

- Caractéristiques techniques :

- Organisation générale

Le concept retenu consiste en un bitube superposé épaulable divisé en 3 sous-systèmes majeurs :
- les lanceurs de projectiles cinétiques et explosifs,
- les munitions,
- la conduite de tir.
L’arme serait équipée d ’un système électrique complet pour le tir et l’alimentation des moyens électroniques.

- Renseignement numérique

Dans sa conception actuelle, le PAPOP à les caractéristiques suivantes :
Masse : 7 kg environ,
Encombrement :30 X 83 X 12 cm

- Conduite de tir - optique

Elle consistera en un système d’aide dont la finalité est de présenter au tireur un réticule de tir qui se superpose sur le futur point d’impact. Sa visualisation se trouve sur l’arme mais peut être reportée sur une visière.

- Lanceur - munition

Sont envisagés :
Un lanceur automatique de calibre 5,56 mm :
- Projectile sous-calibré à sabot détachable,
- Vitesse initiale : 1500 à 1800 m/s,
- Chargeur de 40 cartouches.
Un lanceur semi-automatique de calibre 35mm :
- Projectile explosif de 200 gammes se déclenchant sur trajectoire ou à l’impact et émettant des gerbes latérales et frontales
- Tir envisageable de munitions anti-véhicule et antipersonnel.
Un sélecteur permettra de choisir le type de munitions et le type de fonctionnement.


Webmaster : David J.
Site non Officiel