Les unités d'intervention de la gendarmerie

La base du métier c'est la Gendarmerie ...

GIGN - Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale

Les événements de 1972 font naître dans de nombreux pays, une réflexion sur les problématiques de lutte contre les agressions terroristes. La prise d’otages qui se déroule en septembre 72 aux Jeux Olympiques de Munich (Allemagne) en est le catalyseur le plus marquant. Mais la réflexion est déjà dans les esprits depuis quelque temps et dès novembre de cette même année, la gendarmerie propose de créer, en région parisienne, un commando destiné à lutter contre la piraterie aérienne, constitué “à partir d’éléments sportifs entraînés” et “dont l’intervention pourrait être demandée sur l’ensemble du territoire national“.

A sa création en 1974 , le GIGN (Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale) est scindé en deux groupes:

- le GIGN 1 , basé à Maisons-Alfort (Val-de-Marne), descendant de l'ECRI (Equipe commando régionale d'intervention) créée au sein de l'escadron 2/2 de gendarmerie mobile;

-le GIGN 4 , basé à Mont-de-Marsan (Landes), au sein de l'escadron 9/11 parachutiste de gendarmerie mobile.

Les deux unités sont regroupées en 1976 à Maison-Alfort, au sein d'un seul GIGN, déplacé en 1983 à Versailles (Yvelines).

En 1984 , les capacités antiterroristes de la gendarmerie se développent et un GSIGN (Groupement de sécurité et d'intervention de la gendarmerie nationale) est créé, qui intègre le GIGN , l'escadron 9/11 parachutiste rebatisé EPIGN (Escadron parachutiste d'intervention de la gendarmerie nationale) et le GSPR (Groupe de sécurité de la présidence de la république) créé en 1983 pour assurer la sécurité du chef de l'Etat. Enfin, en 1985, est créé le groupe instruction, qui portera par la suite les noms de centre de formation puis de GISA (Groupe d'instruction et de sécurité des activités).

Dans un souci d'adaptation permanente de l'outil de contre-terrorisme à la menace, une importante réforme est engagée en 2007 . Elle conduit à la création d'un nouveau GIGN, à la date du 1er septembre 2007, qui incorpore désormais au sein d'une même unité le GIGN de 1974, l'EPIGN, le détachement gendarmerie du GSPR et le GISA.

Depuis l'origine, les hommes du GIGN se sont engagés dans des opérations célèbres et sur des zones de crise multiples en France comme à l'étranger, libérant ou évacuant plus de 600 otages et 700 ressortissants français et étrangers menacés.

  • Le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale est implanté à Versailles Satory (Yvelines). Il est ainsi structuré :

    - l'état-major commandement : cabinet, chargés d'étude, cellule communication, cellule relations internationales, secrétariat, cellule réserves;
    - l'état-major opérationnel: dédié exclusivement aux opérations : 20 officiers et sous-officiers spécialisés dans la gestion de crise, la négociation, l'évaluation, audit, etc;
    - l'état-major de soutien : 75 officiers et sous-officiers ayant en charge les aspects administratif, financier, logistique et la gestion des ressources humaines;
    - la Force intervention : 100 officiers et sous-officiers;
    - la Force sécurité/protection : 80 officiers et sous-officiers;
    - la Force observation / recherche : 30 officiers et sous-officiers;
    - la Force appui opérationnel : 25 officiers et sous-officiers répartis dans diverses cellules : moyens spéciaux, ouverture, tirs spéciaux, cynophile, dépiégeage;
    - la Force formation : 35 officiers et sous-officier

Il est composé de d'environ 320 hommes et femmes servent au sein de ce nouveau GIGN : 23 officiers de carrière et un peu plus de 300 sous-officiers. L'objectif est d'arriver à plus de 400 personnels dans un futur proche, afin de pouvoir répondre aux prises d'otages massive.

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PI2G - Peloton d'Intervention Interrégional de la Gendarmerie Nationale

Un peloton d’intervention de deuxième génération ou peloton d'intervention interrégional de gendarmerie (PI2G) est une structure de la Gendarmerie nationale française, mise en essai à partir de septembre 2004. Elle constitue une force intermédiaire entre le Peloton d'Intervention de Gendarmerie mobile et le GIGN. Elle doit être opérationnelle et capable d’intervenir dans un délai d'une demi-heure. Le PI2G peut soit intervenir seul sur des évènements graves, soit assister le GIGN.

Le PI2G a été crée officiellement le 1er Avril 2007. Mais, dans les faits, son expérimentation a commencé deux ans plus tôt en septembre 2004. A ses débuts, l’unité s’est essentiellement bâtie en puisant dans les effectifs des deux pelotons d’intervention des escadrons de Gendarmerie mobile basés à Toulouse, le 31/2 et 32/2. A contrario, le PI2G d’Orange, formé après celui de Toulouse, a procédé à un recrutement national au sein de la Gendarmerie, recevant environ 350 dossiers de candidatures pour une trentaine de places offertes. Le PI2G suivra désormais cette voie nationale pour le recrutement de ses futurs équipiers dans le cadre du renouvellement habituel de ses effectifs.

Le recrutement se fait sur la base du volontariat et des compétences, avec des tests de sélection réalisés par le GIGN à Satory. Un ordre de préférence est établi dans les personnels retenus à l’issue des tests. Le peloton est, par exemple, plus intéressé à l’heure actuelle par les gendarmes et que par les gradés, afin de maintenir une pyramide des grades cohérente. Il est aussi prévu que les commandants de région soient directement intéressés au recrutement. La limite d’âge est de 43 ans pour les gendarmes, 49 pour les gradés, et inexistante pour les officiers. Comme tous les groupes d’intervention, l’expérience et la maturité sont appréciées.

Dans tous les cas de figure, le PI2G intervient en premier s’il est le plus proche des lieux. Il arrive sur place et verrouille la situation. Une évaluation de la situation est faite et transmise au GIGN. Celui-ci peut choisir de laisser le PI2G gérer l’affaire ou bien jugeant de la gravité s’en saisir d’autorité. Typiquement, si une opération ne peut être résolue à priori qu’avec une ouverture du feu, le choix du GIGN sera privilégié. Autre cas de figure, le travail en coopération entre le groupe et le peloton.

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GPM - Groupes de Pelotons Mobiles (Outre Mer)

Composés d'une cinquantaine de militaires, généralement commandés par un capitaine, les GPM sont articulés en trois pelotons:

- Peloton Hors-Rang regroupant les services (secrétariat, matériel, etc...)
- Peloton d'Intervention (GPIOM - Groupe peloton d'intervention d'outre mer)
- Peloton VBRG

Il est obligatoire d'être affecté dans un service ou en peloton d'intervention ou encore être titulaire du certificat technique pilote-radio-tireur VBRG pour demander une affectation en GPM.

- Repartition

- Guyane
- Martinique
- Guadeloupe
- La Réunion
- Polynésie française
- Nouvelle-Calédonie

- Missions

Les GPM sont chargés du maintien de l'ordre, en renfort des escadrons déplacés. Ils interviennent aussi lors d'opération de police judiciaire, de recherches de personnes ou de malfaiteurs, de catastrophes naturelles... Ils effectuent également des escortes d'autorités, des transfèrements de détenus dangereux...
Etant éloignés de la métropole, ils sont habilités à intervenir à la place ou en renfort du GIGN lors d'actes de piraterie aérienne ou maritime.

- Cas particulier du GPM de Guyane (GI2G)

Le GI2G (ou GPM) de Guyane est particulièrement chargé de la lutte contre l'orpaillage illégal en forêt équatoriale. Il forme les escadrons déplacés au stage "Technicien en forêt équatoriale". Il participe à des opérations de recherche en forêt ou à la sécurisation du centre spatial guyanais à Kourou.

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PI - Peloton d'Intervention

Le peloton d'intervention est un peloton organique, indépendant des 3 autres pelotons de marche d'un escadron de Gendarmerie mobile. Il participe au maintien de l'ordre et au renfort à la Gendarmerie départementale. D'un effectif de 18 militaires, ses missions particulières (arrestation, escorte...) demandent de la part de ses personnels des capacités spécifiques et exigent une formation spécialisée. Le recrutement se fait en interne dans l'escadron.

- La gendarmerie mobile en générale

La Gendarmerie mobile est une subdivision d'arme de la Gendarmerie nationale française qui a été créée en 1921, du moins dans sa structure actuelle, car la création des premières unités de gendarmerie mobile remonte au milieu du XIXe siècle. Force essentiellement destinée à assurer en toutes circonstances le maintien ou le rétablissement de l'ordre, la gendarmerie mobile participe aux côtés de la gendarmerie départementale à la sécurité publique générale et assure aussi des missions de garde (ambassade, CRA


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