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KSM - Kommando Spezialkräfte Marine

Les Kampfschwimmer, ou Verwendungsgruppe 3402, sont les nageurs de combat de la marine allemande.

Créée en 1955 lors de l'entrée de l'Allemagne dans l'Organisation du traité de l'Atlantique nord, l'unité est active depuis 1958. Elle est basée à Eckernförde.

Histoire

La première unité allemande de nageurs a été formé sous la direction d'Alfred von Wurzian pendant la Seconde Guerre mondiale, un nageur olympique originaire d'Autriche. Wurzian était initialement un artilleur. Il a dû surmonter beaucoup d'obstacles pour former cette unité spécialisée. Le nom de l'unité était Küstenjäger-Abteilung "Brandenburg".

Seconde Guerre Mondiale

Depuis 1942, Wurzian, plongeur amateur, teste des appareils respiratoires pour l'armée allemande.

En 1943, le grand amiral Dönitz charge le vice-amiral Hellmuth Heye de créer une unité spéciale. On lui donne le nom de Kleinkampf Mittel Verband mais elle est plus connue sous le nom de Force K. L'entraînement des premiers éléments, dont von Wurzian, est confié aux Italiens qui ont déjà acquis une belle expérience. Les premiers éléments sont opérationnels à partir de juin 1944. Trois MEK (Marine Einsatz Kommando) sont créés comprenant chacun 1 officier et 22 hommes.

Les Allemands mettent au point le Linse. Il s'agit d'un bateau rapide et silencieux portant 300 kg d'explosif. Le pilote dirige l'engin puis saute à l'eau et est recueilli par un autre bateau.

Ils développent également un propulseur sous-marin copié sur celui des Britanniques qui était copié sur celui des Italiens. Curieusement, les Italiens n'ont jamais transmis aux Allemands les plans de leur « Maiale ».

Finalement, les Allemands créent le Neger, une torpille monoplace naviguant en affleurement à la vitesse de 4 nœuds et lançant une torpille portée en dessous. C'est toutefois dans la création de véritables sous-marins de poche (mono et biplace) que les Allemands se montreront les plus astucieux.

Attaques dans la Manche et l'Escaut

En juillet 1944, plusieurs attaques par Neger ont lieu au départ de Villers-sur-Mer. Le 6 juin, ils n'étaient pas prêts ! Les résultats assez moyens comportent la destruction du croiseur Dragon et du destroyer Isis. Des attaques par bateaux d'assaut dans l'embouchure de l'Orne coulent 12 bateaux.

En 1945, des attaques ont lieu dans la Manche au départ de Fécamp et, plus tard, dans l'Escaut à partir de Rotterdam.
Les sous-marins de poche furent également utilisés pour ravitailler la garnison de Dunkerque encerclée.

Les ponts de l'Orne

Le 23 juin 1944, les nageurs de combat parviennent à faire sauter deux ponts sur l'Orne grâce à deux torpilles de 800 kg.

L'écluse principale d'Anvers

Le 16 septembre 1944, deux équipes de 5 hommes quittent Rotterdam sur deux bateaux d'assaut. Lorsque la progression est arrêtée par des filets de protection, les équipes continuent à la nage ; chacune remorquant une torpille de 1 t d'explosif. Une équipe parviendra à poser sa torpille et l'écluse d'Anvers sera hors d'usage pendant une période de 3 mois.

Les ponts de Nimègue et du Moerdijk

Le pont route et le pont rail de Nimègue et du Moerdijk étaient tombés intacts aux mains des Britanniques qui y avaient installé immédiatement une forte défense anti-aérienne. Dans la nuit du 28 au 29 septembre 1944, trois groupes de quatre hommes sont mis à l'eau à 10 km en amont des ponts. Ils devaient placer des charges sous les ponts et ensuite continuer avec le courant pour rentrer dans les lignes 24 km plus loin. Le pont rail sauta ; le pont route ne fut que faiblement endommagé car la mine avait été mal placée. Sur les 12 hommes, 3 furent tués, 7 prisonniers et 2 parvinrent à rentrer dans les lignes.

Opérations en Italie

De nombreux raids furent exécutés par le MEK 71 stationné en Yougoslavie sur des objectifs en Italie libérée. L'approche était réalisée en kayaks biplaces.

Opérations sur le front de l'Est

Des opérations ont été menées sur le front de l'Est : sur la Vistule en décembre 1944 et sur l'Oder en février 1945.

Opérations en projet

Les Allemands avaient imaginé de s'attaquer à PLUTO, le pipe-line qui reliait la Grande-Bretagne à la France. Le premier plan consistait à le détruire, cependant on pensa par la suite qu'il serait plus efficace d'en contaminer l'essence avec un produit qui abîmerait les moteurs des véhicules.

Il fut également imaginé de couler des bateaux dans le canal de Suez pour le bloquer.

L'Après Guerre

Le Kampfschwimmer a été mis en place en particulier parce que l' Allemagne a rejoint l' OTAN et il a été considéré comme risque de guerre avec l' Union soviétique. Une unité a été nécessaire, ce qui pourrait aider à sécuriser la mer Baltique par les détroits danois. Le 1er Août 1958 le Groupe 3402, composé de commandos à former les nageurs de combat de la marine allemande. Elle se composait d'hommes sans passé nazi, et qui avait servi dans la Seconde Guerre mondiale dans les petites forces de combat ou de commandement naval.

La première Kampfschwimmer a été formé par Nageurs de combat en France, qui avait de l'expérience dans le combat moderne avec la guerre en Indochine.

Le Kampfschwimmer devrait mener à bien des missions à la fois dans l'eau et sur terre. Mais une nouvelle dimension a été ajoutée : les opérations aéroportées. Ce concept des trois dimensions vient de la formation française, elle fait maintenant parti de la formation des nageurs allemands.

Le 1er Avril 1964, le Kampfschwimmer est apparu pour la première fois comme une unité indépendante. Dans les années suivantes, ils ont étendu leurs tâches, mais manquaient de moyens. Certains nageurs devaient à cette période acheter eux meme leurs combinaisons.

Rôle

Les nageurs ont participé a des opérations durant la Guerre du Golfe même si ses opérations restent couvertes par le secret.

Les commandos de la marine ont également été actifs 1994-1996, au cours de l'embargo sur les armes de l'OTAN contre l'ex-Yougoslavie. Les nageurs de combat ont mené des opérations d'embarquement à bord de cargos suspects et de frégates depuis des destroyers allemands. Les commandos devaientprendre le contrôle de la salle des machines et le pont des navires arraisonnés.

Organisation

Depuis 1974 , le Kampfschwimmer est stationné dans la base navale de Eckernförde près de Kiel.

L'unité serait composé de 3 groupes opérationnels avec 16 hommes.

En 2001, le Waffentauchergruppe ("Diver groupe armé") est devenu le Bataillon Spezialisierter Kräfte ("Bataillon des Forces spécialisées")

Renommé en 2003 Spezialisierte Einsatzkräfte Marine. Le SEK M a été divisé en :

- 1 compagnie de déminage
- 2 compagnie de nageur de combat
- 1 groupe de formation
- 1 groupe de soutien

Minimium Requis

Ces exigences minimales doivent être respectées par tous les candidats, pour pouvoir passer les tests :

Les candidats doivent être citoyens allemands
Ils doivent avoir au moins 17 ans et de moins de 25 ans.
Nager 1000m en moins de 23 minutes
Courrir 5000m en moins de 24 minutes
30m sous l'eau sans équipement
Rester sous l'eau sans respirer pendant au moins 60 secondes
Doit être un soldat en service actif qui a servi au moins 6 mois. Après la formation, il s'engage pour quatre ans.
Apte médicalement pour la plongée et le parachutisme.

Formation

Pendant la formation, il est moins sur la charge physique que la charge psychologique, ce qui pousse de nombreux candidats à abandonner. Amélioré son physique est important, mais surmonter la peur est l'objectif de la formation.

La formation est vaste et comprend de la natation, plongée, navigation, du combat rapproché, maniement d'armes et du parachutisme. La rusticité est l'axe majeure du stage. Dans d'autres stages, ils sont formés en tant que chef d'équipe ou spécialiste.

Stage

Tout d'abord, il y a quatre semaines de formation initiale. Les candidats sont poussés dans leurs limites physiques et psychologiques par des exercices intenses. Tous les exercices ont pour but d'enlever la peur de l'eau et de restituer des techniques dans ce même milieu. L'un des exercices est appelé gefesseltes Schwimmen.

Le candidat est placé au fond de la piscine pieds et mains attachés dans le dos, et il doit remonter toutes les 30 secondes pour respirer.

Dans la "semaine de haine" les stagiaires sont privés de sommeil. Entre les exercices de nuit, il y a des courses d'orientation, tout en continuant à user les corps avec des exercices de pompes, tractions, de nage et de plongée.

Ils sont également formés pour entrer et sortir d'un sous-marin à partir d'un tube lance-torpille. Lors de l'examen final, ils doivent nager environ 30 km avec un équipement complet dans la mer Baltique, pour rejoindre la côté après avoir été largué en mer.

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